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L'Exploitation

Historique

 


Au printemps 1974 
nous avons acheté 6 ruches logées dans des troncs de chataignier. Pour un début timide ce fut un début timide; mais très rapidement le nombre de colonies a augmenté poussé par la passion et l'envie d'avancer.



Il y a eu de bonnes années, et même quelques très bonnes saisons, mais il y a eu aussi des erreurs, des échecs, des remises en question, des années pourries... mais l'amour des abeilles a fait que nous avons toujours cru au prochain printemps, persuadés qu'il sera meilleur que le précédent.


 

Situation

 
J’ai conservé le même siège d’exploitation que mes beaux- parents ; mais pour échapper aux rigueurs de l’hiver en montagne j’ai choisi de vivre avec ma famille dans le département le plus bio de France, la Drôme.
J’y suis aussi plus près de mes abeilles qui passent l’hiver en Ardèche. Dès que les beaux jours reviennent, je remonte mes ruches, au fil des floraisons, sur ce beau plateau ardéchois, entre le Mézenc 1754m d’altitude et le Gerbier de Jonc où la Loire prend sa source.

Ce plateau balayé l'hiver par la Burle, ce vent si froid, devient un paradis dès que les beaux jours arrivent. Les prairies naturelles du Mézenc au Gerbier se couvrent d'une multitude de fleurs que les abeilles ne cessent de butiner.

Les châtaigniers de l'Ardèche ne sont pas loin, les acacias non plus; Le plateau ardéchois est aussi boisé de sapins pectinés et les flancs de nos montagnes prennent en fin d'été la couleur rose des épilobes et des bruyères callunes.


 

Fonctionnement

 

La saison apicole dure toute l'année mais la période de production commence début mai pour se terminer début septembre.
De octobre à mars il n'y a pas trop de temps à perdre pour réparer, aménager, transformer, améliorer, fabriquer du matériel neuf et se reposer un peu. Il faudra être prêt dès que les abeilles sortiront de leur repos hivernal début mars.
Le moment sera venu  alors de vérifier leur état de santé, leurs provisions, la vitalité de la reine. Il faudra aussi ramener les ruches mortes, environ 20 % ,des fois plus hélas ! Alors qu'il y a une quarantaine d'année, les pertes se situaient entre 3 et 5%, quelle triste progression...

 

Dès que ce décompte déprimant est fini, les ruches nettoyées, désinfectées seront prêtes pour accueillir un nouvel essaim.
Puis vont s'enchainer sans répit tous les travaux apicoles, toutes les productions
-élevage de reines pour remplacer les déficientes
-récolte de la gelée royale
-récolte du pollen lorsque celui-ci devient très abondant dans la nature
-récoltes successives du romarin,de l'acacia en Ardèche, du châtaignier en Ardèche, du miel de montagne en Ardèche et Haute-Loire,de la lavande entre Drôme et Ardèche,du sapin en Ardèche,du chêne en Ardèche, et de la bruyère en Ardèche aussi.

Les ruches ne sont jamais trop loin du siège de l'exploitation; les interventions sont plus rapides et le gasoil coûte si cher.
Les déplacements de ruches( la transhumance) se font la nuit lorsque toutes les abeilles sont rentrées. Ces transhumances sont indispensables, elles permettent de produire des miels différents .Mais elles ne sont pas toujours rentables, la météo est souvent déterminante et on a quelquefois de bien mauvaises surprises.
La saison passe très vite car le travail est abondant, souvent trop abondant... et ne laisse aucune place aux loisirs; il faudra attendre octobre après la mise en hivernage des ruches  pour souffler un peu. 

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